Sarah Morton (Charlotte Rampling), autrice anglaise de romans policiers à succès, est en panne d'inspiration. Son éditeur, dont on comprend qu'il fut son amant, lui propose de séjourner dans une villa qu'il possède dans le Luberon pour y trouver une atmosphère propice à la poursuite de son travail. Une fois installée dans l'agréable lieu de villégiature, Sarah, esseulée et dépressive, espère manifestement contre toute évidence la visite de son éditeur. Au lieu de cela, c'est Julie, la fille de celui-ci, qui se présente[1].
Jeune, aguicheuse et gourmande, elle est l'antithèse de l'austère Anglaise, ce qui suscite chez celle-ci des sentiments mêlés d'animosité, de jalousie mais aussi de curiosité puis de complicité lorsqu'un crime est commis dans la villa. Simultanément, Sarah se sert des événements et de la personnalité de Julie pour alimenter son roman en cours d'écriture, amenant le spectateur à se perdre entre ce qui relève de l'intrigue principale ou de la fiction imaginée par Sarah[2],[3].
La villa utilisée pour le tournage se situe à Ménerbes dans le département du Vaucluse[4].
Au début du film, la maison de Sarah Morton à Londres est la Clementi House[5].
C'est Cathialine Andria, connue pour son rôle dans Le Roi Soleil, qui interprète la bande originale.
Ozon fait ironiquement allusion au film français La Piscine, dans lequel jouent Romy Schneider et Alain Delon, en nommant son propre film Swimming Pool, c'est-à-dire : La Piscine, dans la langue maternelle de la protagoniste[6].
Eberhard Ostermann: Die unbewussten Quellen der Kreativität in Swimming Pool. In: E.O.: Die Filmerzählung. Acht exemplarische Analysen. München, Fink 2007. p. 61-77. (ISBN978-3-7705-4562-9).
Notes et références
↑Samuel Blumenfeld, « "Swimming Pool" : vagues fantasmes au bord de la piscine », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
↑Séverine Abherve, N. T. Binh et José Moure, Musiques de films : nouveaux enjeux : Rencontre sensible entre deux arts, Les Impressions nouvelles (lire en ligne)