Il devient comte de Cornouaille à la mort de son père en 1058, et comte de Nantes, domaine qu’il administrait déjà, avant le décès de sa mère, en 1063. Afin de renforcer le contrôle de la maison de Cornouaille sur le Nantais, il fait élire en 1059, puis consacrer en 1061 comme évêque de la cité son frère puîné Guérech. À la mort de Guérech en 1078, son frère cadet Benoît, abbé de Sainte-Croix de Quimperlé depuis 1066, lui succède à la tête de l’évêché.
Entre 1062 et 1066, Hoël comte de Nantes donne l'île de Danreau à l'abbaye Saint-Nicolas d'Angers représentée par son abbé Hamon (vers 1062-1079) ; devenu duc de Bretagne, il confirme cette donation le [2].
En 1075 Geoffroy Grenonat et Raoul de Gaël, expulsé d'Angleterre pour conspiration, s'emparent de Dol-de-Bretagne. Hoël ne vient à bout des rebelles qu’avec l’aide de Guillaume le Conquérant qui vient même assièger Dol-de-Bretagne en officiellement pour soutenir l'archevêque Juhel. L'arrivée du roi de Philippe Ier de France et du duc d'Aquitaine oblige finalement Guillaume de Normandie à se retirer[5]. En 1077 Hoël est brièvement captif des rebelles avant d'être délivré par son fils Alain Fergent qui bat les révoltés. La rébellion ne se termine véritablement qu'avec la mort d'Eon Ier de Penthièvre en 1079.
Entre 1072 et 1078 Hoël effectue un pèlerinage à Rome « sur la tombe des apôtres » sans que l'on ait aucun détail sur la cause ou les résultats de cette visite . Toutefois en 1078 le PapeGrégoire VII demande conjointement à « Hoël duc de Bretagne, Geoffroi, comte de Rennes et Geoffroi Boterel, fils d'Eudes de Penthièvre » de soutenir son entreprise de réforme de l'église[6].
Le duc Hoël réside à Quimper à Auray et à Nantes avec sa cour parmi laquelle on relève la présence d’un « citharista » c'est-à-dire d'un harpiste nommé Cadiou. Entre 1079 et 1084 il fonde un prieuré à Landugen dépendant de l'Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé[7]. Hoël meurt le [8].
Union et postérité
De son union avant 1058 avec Havoise de Bretagne naquirent cinq enfants :
Arthur Le Moyne de La Borderie, Histoire de Bretagne, t. 3 : 995-1364, Rennes / Paris, J. Plihon et L. Hommay / Alphonse Picard, (lire en ligne). Réédition : Mayenne, Joseph Floch, 1975, « Le duc Hoël de Cornouaille » p. 24-29.