Le musée Hébert de Paris était un musée d'artmonographique labellisé Musée de France[1] crée grâce à l'initiative de René Patris-d'Uckermann, fils adoptif de Gabrielle Hébert et héritier en ligne directe du peintre français Ernest Hébert (1817-1908), et à sa généreuse donation faite en 1978 aux musées nationaux de France. Installé dans un ancien hôtel particulier (XVIIIe siècle) situé 85, rue du Cherche-Midi, dans le 6e arrondissement de Paris, le musée Hébert était dédié au souvenir de l'artiste et à la conservation d'une partie de ses œuvres ainsi que d'objets lui ayant appartenu. Il est, depuis 2004, administré par le musée d'Orsay[2] et définitivement fermé au public[3].
L'hôtel particulier qui abritait le musée Hébert est dit petit hôtel de Montmorency, afin de le distinguer du grand hôtel de Montmorency-Bours situé dans la même rue (no 89). Il a été constitué en 1743par rassemblement de plusieurs maisons[réf. nécessaire]. Ses façades sur rue (du Cherche-Midi et Jean-Ferrandi) sont protégées au titre de monument historique en vertu de l'arrêté du [4].
Le musée était consacré à l'œuvre d'Ernest Hébert (1817-1908), peintre renommé de la deuxième moitié du XIXe siècle, notamment pour ses portraits mondains.
À la suite d'une dégradation importante des structures de l'immeuble, ce musée d'État de 2 000 m2[7]) a été fermé en 2004[8]. À propos de cette fermeture, Colette de Wiljes relate, dans un article paru dans Le Bulletin d'information de SOS Paris, que le donateur a offert l'immeuble et ses collections à l'État ainsi que deux immeubles de rapport pour financer le fonctionnement du musée. Ces deux biens ont été attribués à deux entités administratives différentes. D'une part le musée d'Orsay recevait la charge du musée ; d'autre part la Fondation de France les bénéfices des immeubles[9].
La fermeture devait être temporaire mais le coût des travaux a finalement incité, au début des années 2020, à une fermeture définitive. Les collections devraient être réparties entre d'autres musées publics, dont le musée Hébert de La Tronche.
↑Cf. Article du Journal des Arts :« Yves Badetz prend la tête du musée national Hébert », 11 octobre 2012.
↑Colette de Wiljes, Musée Hébert : imbroglio juridique et financier, In Le bulletin d'information de SOS Paris - Protection du patrimoine et du cadre de vie, No 94, juin 2015, p. 6.