Koper ou Capodistrie (en italien : Capodistria) est une des plus importantes communes urbaines de Slovénie avec une population de plus de 50 000 habitants. La commune, sise sur la péninsule d'Istrie, a la particularité d'être bilingue slovène et italien. Elle accueille le seul grand port commercial du pays et joue un rôle stratégique pour son pays. Elle est située dans le golfe de Trieste et plus particulièrement dans la baie de Koper (Koprski zaliv ou Baia di Capodistria) au nord de la mer Adriatique. Elle est située à l'est des communes slovènes d'Izola et de Piran et à un peu plus de 10 km au sud de l'importante ville italienne de Trieste.
Étymologie
Koper/Capodistria, la localité principale de la commune, doit son nom slovène aux chèvres. Elle fut d'abord dénommée Aegida, du nom du bouclier d'Athéna, par les Grecs, puis Capris, Caprea, Capre ou Caprista par les Romains[1]. Au Moyen Âge, la zone appartient d'abord à l'Empire romain d'orient et est alors nommée Caput Histriae : la « pointe de l'Istrie » (d'où le nom italien Capodistria est tiré)[2].
Géographie
La ville se trouve à l'extrémité occidentale de la Slovénie, au nord de la péninsule de l'Istrie, sur le court espace du littoral slovène. Elle est à l'embouchure du petit fleuve Rižana.
Situé sur la mer Adriatique (golfe de Trieste), le port de Koper/Capodistria est l'un des quatre ports de la Slovénie, avec Piran, Izola et Portoroz (voir la carte). Un accès déjà stratégique pour l'empire très continental d'Autriche-Hongrie qui contrôlait la région jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale.
Le territoire de la commune s'étend sur 311,2 km², coincé entre l'Italie au nord et la Croatie au sud. Son altitude varie entre 0 et 1 028 mètres au mont Slavnik. La longueur de la côte est de 17,6 km, un tiers environ des côtes slovènes.
En 1919, la ville est cédée à l'Italie (avec la totalité de l'Istrie) qui fondait sa revendication sur une longue présence vénitienne et la langue italienne parlée par la majorité de la population ("terres irrédentes"). Elle est occupée par les partisans communistes de Tito en 1945, intégrée à la zone B du Territoire libre de Trieste à sa création en 1947 et annexée à la Yougoslavie en 1954 au sein de la Slovénie[1]. La plupart des habitants italiens ont alors quitté la ville en 1954.
Démographie
Entre 1999 et 2009, la population de la commune a constamment augmenté pour dépasser les 50 000 habitants[5].
Palais Brutti, 1714, en style baroque tardif en 1714, sur les plans de l'architecte italien Giorgio Massari ; la bibliothèque de la ville y est installée.