Bernard Montiel est le fils d'un contrôleur de route à la SNCF, né à Casablanca. Sa mère est espagnole. Il a trois frères et une sœur. Après avoir passé le début de son enfance à Casablanca, sa famille, comme beaucoup de Français de l'époque effrayés par la guerre d'Algérie, se réfugie en 1961 à Talence près de Bordeaux. Sa famille part ensuite vivre dans un appartement dans la cité du Dorat à Bègles. Bernard Montiel passe la plus grande partie de son enfance à Bordeaux et est inscrit au lycée Michel-Montaigne où il a la mère de Pierre Palmade comme professeur d'anglais[1].
Début de carrière
Après avoir obtenu un bac B, il entame sans convictions des études de droit. Peu assidu, il ne se présente pas aux examens de juin, ayant préféré être disc-jockey dans une boîte de nuit bordelaise. En 1977, il décide de devancer l'appel et fait son service militaire à Mont-de-Marsan, puis à Bordeaux où il est secrétaire des aumôniers. De retour à la vie civile, Bernard Montiel devient agent administratif au Théâtre Français de Bordeaux, ce qui lui permet de rencontrer notamment Barbara, Thierry Le Luron et Annie Girardot. Estimant ne pas être assez bien payé, il démissionne et devient premier clerc d'huissier de justice à Libourne et reprend ses études de droit, mais décide d'abandonner ce métier, ne supportant pas d'aller saisir les biens de gens en difficulté[1]. En 1980, il part faire un tour des États-Unis pendant six mois[1]. De retour en France, il est quelque temps vendeur dans un magasin Cartier qui vient de s'ouvrir à Bordeaux, puis devient critique de cinéma pour le magazine bordelais Confetti. En 1985, Jean Suhas, directeur régional de FR3 l'engage pour présenter à la télévision Avant-Première, une émission consacrée au cinéma et animer les grandes émissions de variétés. Il reçoit sur son plateau de nombreuses personnalités telles que Serge Gainsbourg, Alan Parker, Mickey Rourke, Christophe Lambert, Françoise Sagan et Alain Delon[1].
1987-2003 : la période TF1
Après qu'il leur a envoyé une cassette contenant des extraits de son émission, les productrices Pascale Breugnot puis Dominique Cantien le repèrent et lui donnent sa chance [réf. nécessaire]. En 1987, il rejoint TF1 pour présenter Télé-Connexion, une émission consacrée au monde de la télévision, puis Un samedi nommé désir diffusé chaque samedi matin en direct, Ordinacœur, Crise de rire coprésenté avec Élie Kakou, Didier Gustin et Yves Lecoq , La Une est à vous, Une famille en or. Deux émissions en particulier le rendent populaire auprès du public : Surprise sur prise ! et Vidéo Gag, lancé en 1990, qui vont battre des records d’audiences tout en fidélisant un public jeune et familial pour une longue période. Bernard Montiel devient ainsi l’un des animateurs préférés des Français dans les années 1990.
Il confie toucher auprès de TF1 une rémunération de « 50 000 euros pour deux jours de tournage et 8 émissions enregistrées à la suite »[2].
En 1989, il sort un disque 45 t : Absoludément fou chez Philips[3]. En 1999, il participe à la bande originale de la série Sous le soleil en interprétant un titre écrit par lui-même en espagnol : No me cansare. En tant qu'acteur, en 1996 et 1997, il participe à la série Sous le soleil dans le rôle de Patrick Saint-Val (pendant 3 saisons) puis y revient en invité vedette en 2008 (saison 14). Il obtient également de petits rôles au cinéma, notamment dans And Now... Ladies and Gentlemen (2002) de Claude Lelouch.
Le , au micro de Jean-Marc Morandini sur RMC, il dit tout ce qu’il pense de TF1, la chaîne qui l’a propulsé à
la une des magazines. Il profite alors de sa notoriété pour sortir son autobiographie intitulée Télé Réalités en 2003, et pour créer sa propre société de production : BM Production[4].
À partir de 2004 : chroniqueur/animateur à la radio et à la télévision
En , il est chroniqueur dans la nouvelle émission de Jean-Luc Lemoine, Le Bureau des Plaintes en deuxième partie de soirée sur France 2. De plus, depuis le , il présente le magazine mensuel Animaux Stars sur la chaîne Animaux[6].
En 2013, il fait partie des chroniqueurs de l'émission Est-ce que ça marche? présentée par Ariane Massenet et Camille Combal sur D8. De 2013 à 2016, sur D8, il coprésente avec Justine FraioliLe Grand Bêtisier de... décliné sous plusieurs formes : Le Grand Bêtisier de Pâques, de l'été, de la Toussaint, de Noël. Il coanime également avec elle Drôles de vidéos entre 2014 et 2016.
À la rentrée 2015, il anime Ciné TVM3 pour la chaine suisse. Le , il participe au quiz de D8 Le Grand Match des années 1980 présenté par Julien Courbet puis devient chroniqueur pour plusieurs émissions de C8.
Depuis , il fait partie sur C8 de l'équipe de TPMP[2] animée par Cyril Hanouna, en tant que chroniqueur régulier. Il est remarqué pour sa « défense systématique » de la politique Emmanuel Macron[7].
Par ailleurs, il a animé l'émissionM comme Montiel sur M Radio[8] entre 2010 et 2018, avant de rejoindre RFM, le . Il y effectue des interviews de personnalités le week-end[9].
Le 28 septembre 2020, il présente le temps d'une soirée l'émission À prendre ou à laisser sur C8.
À partir du , il anime l'émission Olympiascope[10] sur Olympia TV, il s'entretient avec des artistes dans les loges et les coulisses de salles parisiennes dont entre autres, la mythique salle de l'Olympia.
Depuis le samedi , Bernard Montiel est aux commandes de l'émission TPMP People sur C8, à la suite du départ de Matthieu Delormeau[11].
Biographie thématique
Cinéma et téléfilms
En tant qu'acteur, il participe à la série Sous le soleil (1996 et 1997), dans lequel il incarnait le personnage de Patrick St Val. Plus tard, il a un rôle dans le téléfilm Aïcha, réalisé par son amie Yamina Benguigui pour France 2. Il joue également dans la série policière Section de recherches pour TF1, de 2010 à 2012, où il incarne le rôle du procureur Alain Berger. Il fait une brève apparition dans les films Camping et Camping 3 dans lesquels il joue son propre rôle.
Dans les années 2000, il est « ambassadeur » de la chaîne d'hôtels Accor[15].
Résumé de carrière
Publications
Bernard Montiel et Myriam Brough, avec la collaboration d'Éric Devrot, Le Meilleur des perles du show-biz, éditions Michel Lafon, Paris, 2001, 141 p. (ISBN2-84098-700-7), (BNF37652689).
↑ abc et dBernard Montiel et Bertrand Tessier, Télé-réalités, éditions Flammarion, Paris, 2003, 328 p. + 32 p. de planches illustrées (ISBN2-08-068540-6), (notice BnF no FRBNF39070681).
↑Sonia Ouadhi, « Présidentielle 2022 : Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron… Qui sont les stars qui les soutiennent ? », voici.fr, (lire en ligne, consulté le ).