| Troy Jackson | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président du Sénat du Maine | |
| – (5 ans, 11 mois et 29 jours) |
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| Prédécesseur | Michael Thibodeau |
| Successeur | Mattie Daughtry |
| Sénateur du Maine | |
| – (7 ans, 11 mois et 27 jours) |
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| Circonscription | 1er district |
| Prédécesseur | Peter Edgecomb |
| Successeur | Susan Y. Bernard |
| – (6 ans) |
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| Circonscription | 35e district |
| Prédécesseur | John L. Martin |
| Successeur | Dawn Hill |
| Représentant du Maine | |
| – (5 ans, 11 mois et 29 jours) |
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| Circonscription | 151e district (2002-2004) 1er district (2004-2008) |
| Prédécesseur | Marc Michaud |
| Successeur | John L. Martin |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Troy Dale Jackson |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Fort Kent (Maine, États-Unis) |
| Nationalité | Américaine |
| Parti politique | Parti démocrate |
| Diplômé de | Université du Maine à Fort Kent |
| Religion | Catholicisme |
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Troy Dale Jackson (né le 26 juin 1968 à Fort Kent dans le Maine) est un bûcheron et homme politique américain. Il est président du Sénat du Maine de 2018 à 2024[1],[2]. Démocrate, Jackson représentait le nord du comté d'Aroostook, y compris les villes de Fort Kent, Madawaska et Caribou.
Jackson fait ses débuts en politique lors du blocus forestier de 1998 à la frontière canado-américaine, protestant contre une présence accrue du bois canadien aux États-Unis et l'embauche de travailleurs temporaires canadiens au détriment des bûcherons du Maine[3]. Il s'est d'abord présenté comme républicain, est élu une première fois comme indépendant, puis a rejoint les démocrates en 2004[4]. Jackson est élu à la Chambre des représentants du Maine en 2002, où il siège pendant trois mandats avant d'être élu au Sénat de l'État en 2008. Après la victoire des démocrates aux élections de 2018, Jackson est choisi comme président du Sénat[5]. Il occupe également les fonctions de chef de la majorité et de chef de la minorité au Sénat.
Jackson s'est présenté aux élections législatives fédérales en 2014 et au poste de gouverneur en 2026, mais est battu lors des primaires à chaque fois. Suite au retrait du candidat démocrate au Sénat américain de 2026, Graham Platner, Jackson annonce sa candidature pour le remplacer.
Ancien républicain, Jackson était à ses débuts un conservateur social, opposé au droit à l'avortement et aux droits des personnes LGBTQ+. Au cours de sa carrière, ses positions évoluent et il devient un fervent supporteur de ses deux causes. Il milite pour l'accès aux soins de santé et les droits des travailleurs.
Jackson naît d'une mère de 16 ans à Fort Kent et est élevé comme un fervent catholique[6]. Il fréquente l'Allagash Consolidated Community High School avant d'obtenir un diplôme d'études collégiales en commerce de l'université du Maine à Fort Kent. Il vit à Allagash[7].
En 1998, Jackson aide à diriger un blocus forestier le long de la frontière entre le Maine et le Canada. Il fait partie des bûcherons du Maine bloquant physiquement les bûcherons canadiens à trois points de contrôle frontaliers.
Selon Jackson, le groupe de bûcherons américains ont déposé 137 plaintes auprès du ministère du Travail américain, critiquant l'embauche de travailleurs canadiens temporaires avant le blocus ; toutes ces plaintes ont été rejetées[8],[9],[10],[11],[12].
Le blocus frontalier auquel Jackson contribue suscite la controverse. Les propriétaires de forêts industrielles et les groupes forestiers corporatifs ont fermement condamné le blocage physique d'un point de passage international. Ils affirment que le recours à une action directe extralégale crée un dangereux précédent pour le commerce et le transit transfrontalier[13],[14]. Les représentants de l'industrie déclarent que le blocus frontalier menace la stabilité économique du secteur des produits forestiers du Maine, car il perturbe les chaînes d'approvisionnement des usines régionales[13]. Les organisations commerciales ont déclaré que le blocus frontalier avait engendré un sentiment anti-canadien inutile et qu'il risquait de nuire à des partenariats commerciaux bilatéraux de longue date[14]. Les défenseurs de l'industrie accusent également les organisateurs de la manifestation de faire des travailleurs canadiens les boucs émissaires des fluctuations macroéconomiques et de la conjoncture défavorable du marché du bois[14].
Jackson se présente pour la première fois, en tant que républicain, à la Chambre des représentants du Maine en 2000 pour le district 151. Il perd de justesse face à Marc Michaud, un démocrate, avec 2 017 voix contre 2 172[15].
Deux ans plus tard, il est élu comme indépendant dans le 151e district de la Chambre des représentants. Il bat le même Marc Michaud par 2 171 voix contre 1 176, dans une élection sans candidat républicain[16]. Il est le premier non-démocrate à représenter la circonscription depuis 1978[17].
Il adhère au Parti démocrate en 2004[4]. Cette année-là, après le redécoupage des circonscriptions législatives du Maine suite au recensement, Jackson se présente à sa réélection dans la nouvelle 1re circonscription de la Chambre des représentants, sous l'étiquette démocrate. Il remporte une victoire écrasante contre le républicain Paul Berube, avec 3 486 voix contre 1 248[18]. Il est réélu sans opposition à la Chambre des représentants de l'État en 2006[19].
En 2008, Jackson se présente et remporte l'élection au Sénat de l'État du Maine pour le 35e district, battant le républicain Daniel DeVeau par 11 188 voix contre 6 593[20]. Il est réélu en 2010, battant à nouveau DeVeau, conservant son siège malgré la vague républicaine qui voit le Parti républicain obtenir la majorité aux deux chambres ainsi que le poste de gouverneur au Maine pour la première fois depuis 1963[21]. Il est réélu une nouvelle fois en 2012, de justesse, avec 8 521 voix contre 8 016 pour le républicain Peter Edgecomb[22]. Les démocrates reprennent le contrôle du Sénat du Maine lors de ces élections, et en décembre 2012, Jackson est élu chef adjoint de la majorité au Sénat de l'État. Le 10 juillet 2013, Jackson est élu chef de la majorité au Sénat après le départ de son collègue démocrate Seth Goodall, qui démissionne pour accepter une nomination présidentielle à la tête de la division en charge de la région de la Nouvelle-Angleterre à la Small Business Administration[23],[24].
En juin 2013, Jackson qualifie le gouverneur Paul LePage d’« obstructionniste » et de « délirant » au sujet des discussions sur le budget de l’État pour 2013-2014. LePage réplique en affirmant que Jackson est « une mauvaise personne », « sans cervelle » et « sans cœur »[25]. En août 2016, Jackson provoque de nouveau la colère de LePage en le traitant de raciste et LePage répond en traitant Jackson de plusieurs insultes vulgaires.
Le , suite à la décision du député démocrate sortant Mike Michaud de se présenté au poste de gouverneur, Jackson annonce sa candidature pour le 2e district congressionnel du Maine, siège occupé par Michaud depuis 2003[26]. Le 10 juin 2014, Jackson perd la primaire face à sa collègue sénatrice Emily Cain, obtenant 21 % des voix contre 79 % pour Cain[27]. Cain perd ensuite l'élection générale face au républicain Bruce Poliquin.
Le 25 janvier 2015, Jacksonest élu membre du Comité national démocrate[28]. Cela lui confère le droit de vote comme superdélégué à la Convention nationale démocrate de 2016. Il est l'un des rares superdélégués à soutenir et à voter pour le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, plutôt que pour l'ancienne secrétaire d'État Hillary Clinton[29].
En novembre 2016, Jackson est réélu au Sénat, dans ce qui est alors le 1er district, face au républicain Timothy Guerrette et, une semaine plus tard, est choisi par ses collègues démocrates pour être le chef de la minorité sénatoriale[30],[31]. Il est réélu sénateur du 1er district en 2018, 2020 et 2022[32],[33],[34], devenant président du Sénat lorsque les démocrates obtiennent la majorité en 2018 et la conservèrent en 2020 et 2022.
Jackson quitte le Sénat du Maine après les élections de 2024 en raison de la limitation du nombre de mandats dans l'État. Il est remplacé comme sénateur du 1er district par la républicaine Susan Y. Bernard et comme président du Sénat par la démocrate Mattie Daughtry.

Le 7 mars 2025, Jackson annonce qu'il envisage se présenter au poste de gouverneur du Maine lors des élections de 2026[35]. Le 19 mai 2025, il annonce officiellement sa campagne lors d'un événement au chantier naval de Portsmouth à Kittery. Il déclare se présenter au nom des Mainois de classe ouvrière qui se sentent « attaqués par les milliardaires, les groupes d'intérêts particuliers et leurs amis qui contrôlent Washington »[36].
Jackson reçoit le soutien de 40 syndicats locaux, ainsi que de personnalités progressistes nationales de premier plan comme le sénateur américain Bernie Sanders et le représentant américain Ro Khanna. En mars 2026, il obtient l'appui du Conseil tribal Mi'kmaq, qui justifie son soutien par son engagement de longue date en faveur de la souveraineté tribale et par la création d'une commission chargée d'examiner la loi de 1980 sur le règlement des revendications des Indiens du Maine[37],[38].
Jackson est finalement battu lors de la primaire démocrate, terminant troisième au premier tour et éliminé au troisième tour avec 29 % des voix[39]. La primaire est remportée par Hannah Pingree, que Jackson avait soutenue conjointement avec Shenna Bellows[40].

Jackson fait fréquemment campagne avec Graham Platner, candidat démocrate au Sénat américain, et ils se sont mutuellement apporté leur soutien lors de leurs élections respectives. Platner remporte la primaire, mais moins d'un mois plus tard, des allégations de viol par une ancienne compagne sont portées contre lui. Jackson prend immédiatement ses distances avec Platner, lui retire son soutien et appelle Platner à se retirer de la course[41]. Il dépose également les documents nécessaires auprès de la Commission électorale fédérale le 7 juillet 2026 afin de remplacer Platner sur le bulletin de vote.
Après le retrait de Platner, Jackson annonce sa candidature pour le remplacer le 8 juillet[42]. Il reçoit rapidement le soutien du représentant Ro Khanna[43], du streamer socialiste Hasan Piker et des Socialistes démocrates d'Amérique. Profitant d'une organisation plus développée que ses compétiteur, entre autre dû au support des syndicats locaux, Jackson se démarque dans le processus de sélection des délégués. Avec une majorité écrasante des délégués élus le soutenant, ses principaux rivaux ― Bellows et Nirav Shah ― se retire de la course[44]. Lors de la convention démocrate tenue le , il est largement désigné comme candidat démocrate par 566 voix contre 5 pour son unique rivale qualifiée[45].
Au début de sa carrière législative, Jackson adopte des positions socialement conservatrices sur les deux questions relatives au droit à l'avortement. En 2012, Jackson se déclare opposé à l'avortement et a affirmé que celui-ci devrait être illégal dans tous les cas, sauf en cas de viol ou d'inceste[46].
Durant la décennie qui suit, il change drastiquement sa position sur le sujet. Il attribue ses opinions de l'époque à son éducation catholique romaine[6]. Il devient par la suite un fervent défenseur du droit à l'avortement.
Jackson défend les droits des travailleurs et l'accès aux soins de santé, notamment ceux des bûcherons. En 2010, il rédige une proposition de loi visant à interdire au Département de la conservation du Maine d'employer des travailleurs étrangers sur les sites d'exploitation forestière appartenant à l'État. Adoptée par la Chambre des représentants et le Sénat de l'État, elle est ensuite bloquée par le veto du gouverneur Paul LePage. Ce dernier a mis en doute la constitutionnalité du projet de loi, tandis que Jackson a accusé LePage de privilégier les grandes entreprises forestières canadiennes au détriment des travailleurs américains[47].
Au début de sa carrière législative, Jackson adopte des positions socialement conservatrices sur les droits des personnes LGBTQ. En mai 2009, Jackson vote contre un projet de loi de l'Assemblée législative de l'État du Maine visant à légaliser le mariage homosexuel.
Comme pour le droit à l'avortement, ces positions évoluent fortement durant sa carrière et il attribut ses opinions de l'époque à son éducation catholique romaine[6]. Il devient par la suite un fervent défenseur des droits LGBTQ.
Lors de l'élection présidentielle de 2016, Jackson est un fervent partisan de Bernie Sanders et vote pour lui en tant que superdélégué à la Convention nationale démocrate[29]. Il présente Sanders lors d'un rassemblement de campagne devant 8 000 sympathisants à Portland le 6 juillet 2015[48]. Lors de l'élection présidentielle de 2020, Jackson soutient de nouveau Sanders et prend la parole lors d'un rassemblement à Portland le 1er septembre 2019[49]. Après les primaires, Jackson apporte son soutien au ticket démocrate composé de l'ancien vice-président Joe Biden et de la sénatrice Kamala Harris[50].
Le 21 mai 2025, Sanders apporte son soutien à la campagne de Jackson pour le poste de gouverneur en 2026 et anime un rassemblement électoral à Portland en faveur de Jackson et de Graham Platner, candidat au Sénat américain[51],[52].
|titre= » ou « |description= » Maine Senate
|titre= » ou « |description= » Bangor Daily News, August 26, 2011
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