Il est constitué de dix morceaux parmi les vingt enregistrés à Londres entre janvier et , pendant les sessions d'Exodus. Bob avait décidé d'en faire deux albums, en sortant d'abord les chansons qu'il jugeait les plus innovantes.
Kaya est donc constitué de morceaux plus traditionnels, plus calmes et moins militants que ceux d'Exodus, mais bénéficie du son complexe et travaillé des sessions londoniennes. Cependant, le contraste avec son prédécesseur surprit beaucoup et l'album fut très critiqué. Alors qu'en Jamaïque, où les ventes étaient en baisse, on critiquait son son trop international et éloigné du reggae « roots », les journaux occidentaux (notamment le Melody Maker) déploraient la foi aveugle de Bob en Rastafari et ses monologues sans queue ni tête lors des interviews. Mais tout le monde s'accordait à trouver l'album beaucoup trop mielleux et commercial, tandis que Peter Tosh et Bunny Wailer venaient de sortir leurs albums les plus militants (Equal Rights et Protest) et que la violence était à son comble en Jamaïque.
Durant l'hiver 1978, Bob Marley et Don Taylor organisèrent l'immense tournée qui devait suivre la sortie de Kaya et faire oublier les problèmes de l'Exodus Tour.
Mais auparavant, Bob fit son grand retour en Jamaïque après plus d'un an d'absence et montra qu'il n'avait rien perdu de son charisme. En effet, en plein climat de guerre civile et de répression militaire, il organisa avec le Peace Movement jamaïcain un grand concert de réconciliation, qui restera son plus célèbre : le One Love Peace Concert, le , lors duquel il parvint à réunir sur scène les opposants politiques Michael Manley et Edward Seaga (dont les hommes de main avaient essayé de le tuer).
En , pour célébrer les 40 ans de la sortie de Kaya, l'album paraît sous une forme remixée par le fils de Bob, Stephen Marley.