Elle a été professeure à l'université Bordeaux-Montaigne et vice-présidente déléguée aux relations internationales de cette université. Elle a rejoint l'université Paris-VIII depuis , pour une chaire de « philosophie des arts modernes et contemporains ».
Elle est présidente de l'Université Paris Lumières depuis novembre 2019[1], après avoir présidé le conseil académique de cet établissement.
Elle est professeure invitée dans les universités de Hambourg, Québec et Munich.
Elle a été présidente du Conseil de développement durable de Bordeaux entre et , espace de démocratie participative placé aux côtés des élus de la Communauté urbaine de Bordeaux qui rend des avis et formule des propositions sur les stratégies et projets territoriaux, et plus généralement sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux du développement de l’agglomération bordelaise. En 2014, elle est sur la liste du candidat socialiste Vincent Feltesse pour les élections municipales bordelaises.
Elle dirige les collections « Lignes d'art » et « Care studies » aux Presses universitaires de France, Paris et « Diagnostics » aux éditions du Bord de l'eau, Bordeaux/Lormont.
Commentant en 2015 la polémique concernant la sculpture dite du « vagin de la reine » d'Anish Kapoor dans les jardins du château de Versailles, elle avance que les manifestations d'hostilité sont dues « à une résurgence du pouvoir royal et de son histoire », la représentation du corps de la reine étant « tout à fait scandaleux pour une société très largement structurée par des formes de virilisme »[2],[3].
À l'occasion de la sortie du film J'accuse de Roman Polanski le , tandis que le réalisateur est à nouveau accusé de viol, elle déclare sur France Culture : « Sur le plan éthique, ce qui est assez surprenant c'est la protection dont Roman Polanski bénéficie dans le milieu du cinéma français, dans lequel il occupe une place institutionnelle ». Elle ajoute : « Il y a là une loi du silence et une impossibilité d'écouter, parce qu'il y aurait un ordre de grandeur des « grands hommes » et que cet ordre de grandeur serait remis en cause par la parole des victimes. Et ça, bien sûr, d'un point de vue éthique, c'est forcément problématique, parce que toutes les paroles doivent pouvoir être écoutées, quel que soit l'ordre de grandeur, dans le milieu du cinéma »[4].
Spinoza et les affects, coédité avec Pierre-François Moreau, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, 1998.
Shaftesbury, philosophie et politesse, Actes du Colloque international Shaftesbury, coédité avec M. Malherbe, éditions Honoré Champion, collection "Varia", 2000.
Foucault et les Lumières, n° 8 de la revue Lumières, en collaboration avec G. le Blanc, C. Spector et J. Terrel, deuxième semestre 2006.
Les fins de la nature : beauté, vie, liberté : autour de la Critique de la faculté de juger de Kant, en collaboration avec C. Bouton et C. Lavaud, , Vrin.
Judith Butler : trouble dans le sujet, trouble dans les normes, en collaboration avec Guillaume le Blanc, PUF, , 127 p.
Présentations, traduction
Traduction et présentation (en collaboration avec L. Hariot) de la Lettre sur le dessin écrite par Shaftesbury, Revue d'esthétique numéro 28, 1995-1996.
Présentation (en collaboration avec P. F. Moreau) de Spinoza et les affects, op. cit., 1998.
Présentation de Shaftesbury, philosophie et politesse, op. cit., 2000.
Préface (en collaboration avec D. Modigliani) des Pensées sur la beauté et sur le goût dans la peinture écrites par A. R. Mengs, École nationale supérieure des beaux-arts, collection "Beaux-arts histoire", 2000
Présentation (en collaboration avec C. Bouton et C. Lavaud), Les fins de la nature : beauté, vie, liberté. Autour de la Critique de la faculté de juger de Kant, op. cit., 2008
Présentation (en collaboration avec G. le Blanc), Judith Butler. Trouble dans le sujet, trouble dans les normes, op. cit., 2009, p. 9-19.
Préface de la nouvelle édition du Vocabulaire d’esthétique, sous la direction d'Étienne Souriau, PUF,