Les armoiries de l'Amiénois se blasonnent ainsi : D'or aux trois bandes d'azur.
Géographie
L'Amiénois se caractérise par sa ruralité, et sa faible densité (65 hab./km²), elle est couverte par un vaste plateau, faiblement vallonné, parcouru de vallées sèches. Son patrimoine architectural et paysager est remarquable, le canton de Villers-Bocage est riche de nombreux châteaux. Les axes routiers convergeant vers la capitale picarde comptent parmi les sites du département les plus soumis à la banalisation, on retrouve notamment la chaussée Brunehaut, reliant Nemetacum (Arras) et Samarobriva (Amiens) par Pas-en-Artois[2],[3].
L'Amiénois est limité par le Beauvaisis au sud, le Ponthieu à l'ouest, le Vimeu au sud-ouest, le Santerre à l'est et l'Artois au nord avec le Ternois et l'Artois propre. Géographiquement, l'Amiénois, avec le Beauvaisis occupe la même entité géographique et paysagère à savoir le Plateau Picard.
Communes comportant Amiénois dans leur nom
Actuellement, 4 communes du département de la Somme sont concernées :
Cette dénomination n'a pas d'autre raison particulière que celle d'éviter toute confusion avec d'autres communes, y compris du même département, comme Acheux-en-Vimeu et Vaux-sur-Somme. Il n'y a donc pas lieu de voir dans ce « suffixe » un point commun particulier à ces quatre localités, pas plus d'ailleurs d'en chercher une quelconque raison dans le constat (pur hasard) que trois d'entr'elles forment pratiquement une parfaite ligne droite selon un axe Sud-Ouest / Nord-Est traversant le fleuve Somme juste en aval d'Amiens.
Histoire
Les Ambiens
Le territoire des Ambiens est centré sur le cours inférieur de la Somme. Cette dernière lui tient lieu d'axe principal et de colonne vertébrale, l'ensemble des agglomérations gauloises reconnues à ce jour en territoire ambiens s'échelonnant le long de son cours. Deux petits fleuves côtiers pourraient lui avoir servi de frontière, la Bresle au sud, et la Canche, ou peut-être l'Authie au Nord. Sa frontière Sud toutefois, reste incertaine, en raison de l'existence à cet endroit d'un petit peuple dont le statut et le territoire restent mal connus, les Catuslogues, peut-être à l'époque de l'indépendance un client ou un pagus des Ambiens. Ils avaient pour autres voisins les Calètes et les Bellovaques au sud-ouest et au sud, les Viromanduens à l'est et les Atrébates et les Morins au nord[4].
↑À la même date Philippe Auguste réunit également le comté de Vermandois[6].
Références
↑Jean-Pierre Calais, « Projet Picartext : recherche de mots (version publique) », sur www.u-picardie.fr (consulté le ) : « Picards qu'i n'sont point forchémint de l'Anmiénoés ? (P.S. : rechercher Anmiénoés dans la barre de recherche) »
↑S. Fichtl, Les peuples gaulois, éditions Errance.
↑Jean-François Nieus, Vicomtes et vicomtés dans le nord de la France (XIe – XIIIe siècles) : un monde d’officiers au service du pouvoir princier (lire en ligne), p. 268-278.
↑ a et bDenis Hayot, L'architecture fortifiée capétienne au XIIIe siècle - Un paradigme à l'échelle du royaume : Monographies Picardie, Artois, Flandre, Chagny, Édition du centre de castellologie de Bourgogne, , 568 p. (ISBN979-10-95034-23-0), p. 11.
Bibliographie
P. Lami - « (Résumé de) l'histoire de la Picardie », 326 pages (1825, reprint Les Éditions du Bastion 1998)