Vaxinano
| Vaxinano | |
| Création | |
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| Dates clés |
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| Fondateurs | Didier Betbeder |
| Siège social | Loos |
| Produits | Vaccins à administration nasale |
| Site web | vaxinano.com |
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Vaxinano est une société française de biotechnologie fondée en 2016 et établie à Loos (Nord), spécialisée dans le développement de vaccins à administration nasale reposant sur des nanoparticules d'amidon, à destination de la santé animale et humaine.
Issue des travaux de recherche de Didier Betbeder à l'université de Lille, l'entreprise développe des candidats vaccins contre des maladies parasitaires, notamment la toxoplasmose et la leishmaniose canine.
La technologie de Vaxinano découle des travaux de Didier Betbeder, professeur à l'université de Lille et chercheur à l'unité Inserm U995[1]. La société est créée en juillet 2016 au sein du bio-incubateur Eurasanté à Lille[2]. Elle est cofondée par Didier Betbeder, Vincent Lemonnier, qui en assure la première présidence, et Thierry Bardon, vétérinaire de formation[2].
Son premier programme porte sur un vaccin contre la toxoplasmose, reposant sur des nanoparticules composées d'amidon de maïs et de lipides, administrées par voie nasale et sans adjuvant[2]. À l'été 2017, l'entreprise lève 400 000 euros auprès de business angels des Hauts-de-France[2].
En 2018, elle complète ce financement pour atteindre 1,6 million d'euros, dont 1,1 million souscrit par des business angels et le reste sous forme de dette auprès de Bpifrance. Ces fonds servent à poursuivre les essais sur l'animal en vue de premiers tests chez l'homme, l'entreprise employant alors huit personnes[3]. La même année, Vaxinano figure parmi les lauréats du Concours d'innovation, opéré par Bpifrance et financé par le Programme d'investissements d'avenir, pour son projet Nanoxavin[4]. Didier Betbeder, qui exerce à l'université jusqu'en 2019, prend ensuite la présidence de la société[1].
En 2021, Vaxinano s'associe à l'unité BioMAP, commune à l'INRAE et à l'université de Tours, pour développer un candidat-vaccin nasal contre le SARS-CoV-2. Le projet, retenu dans le cadre d'un appel à projets de l'Agence nationale de la recherche, bénéficie d'un financement de 150 000 euros de l'ANR complété par 100 000 euros du conseil régional Centre-Val de Loire[5]. La formulation repose sur des nanoparticules d'amidon fournies par Roquette, et l'entreprise collabore avec le façonnier pharmaceutique suédois Recipharm. Installée sur 400 m2 près d'Eurasanté, elle emploie alors une dizaine de salariés[6].
Sur la même période, l'entreprise étend ses travaux à la santé animale. Elle bénéficie en 2021 du programme InnoVet-AMR du Centre de recherches pour le développement international (CRDI) pour un projet de vaccin contre Escherichia coli chez le poulet dans les pays à faible et moyen revenu, doté de 1,9 million de dollars canadiens[7]. Les travaux de l'entreprise et de ses partenaires académiques sur ces candidats vaccins ont fait l'objet de publications dans des revues scientifiques à comité de lecture[8],[9].
Le 29 octobre 2024, Vaxinano annonce une levée de fonds de 6 millions d'euros, menée par TCD Capital, Captech Santé, Nord France Amorçage et WiSEED, avec le soutien de Bpifrance. Jonathan Stauber prend à cette occasion la direction générale de l'entreprise, Didier Betbeder demeurant président et directeur scientifique[10]. La même année, l'entreprise signe avec le laboratoire vétérinaire Vetoquinol un accord de licence exclusive portant sur le développement et la commercialisation de son candidat-vaccin contre la leishmaniose canine, maladie qui touche environ 100 millions de chiens dans le monde[11].
En 2025, l'entreprise, alors en phase d'investissement, revendique la vaccination contre la toxoplasmose de plus de 600 primates dans 24 parcs zoologiques, ainsi qu'une autorisation d'importation de ce vaccin au Mexique[11]. Elle est retenue la même année parmi les lauréats de la quatorzième vague du Concours d'innovation i-Nov pour le projet SAVANT, portant sur l'industrialisation de sa plateforme vaccinale[12],[13]. Vaxinano reçoit par ailleurs le prix Impact du concours Tech for Future, organisé par La Tribune[11].
La technologie de Vaxinano repose sur des nanoparticules composées d'amidon de maïs et de lipides, qui encapsulent l'antigène et le délivrent au niveau de la muqueuse nasale. Ce procédé se dispense des adjuvants classiques et n'emploie pas de parasite vivant atténué, écartant le risque de réversion, c'est-à-dire le déclenchement de la maladie que le vaccin est censé prévenir[2],[3]. Les nanoparticules sont éliminées par l'organisme en quarante-huit heures et la formulation se conserve à température ambiante[6].
Le portefeuille de l'entreprise s'est élargi à d'autres pathologies, parmi lesquelles la grippe, la tuberculose et les infections nosocomiales[11].
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