Cet article est une ébauche concernant l’anthropologie et le Sénégal.
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env. 1 000 000 |
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env. 540 000 (Casamance) env. 10 000 (Mbour) |
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env. 300 000 |
| Population totale | env. 2 000 000 ({{{datetot}}}) |
| Langues | Mandinka (variété socé) |
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| Ethnies liées | Sérères, Wolofs, Baïnouks |

Le terme sossé (ou socé ou saussai) est égal au terme mandingue. Il désigne, en particulier chez les Wolofs, toute personne d'ethnie mandingue du kaabu.
C'est un mot très utilisé au Sénégal pour désigner les Mandingues. Cependant, certains groupes mandingues au Sénégal se réclament comme Sossés, mais c'est qu'ils ont adopté ce mot pour se décrire.
Les **Socés** (ou *Sossés*) représentent la strate de population mandingue autochtone de la région sénégambienne. Contrairement aux migrations plus tardives liées à l'expansion de l'Empire du Mali au XIIIe siècle, les Socés sont historiquement identifiés comme les premiers occupants la Sénégambie centrale, s'étendant sur les territoires situés au sud du Fouta. Alors que les groupes du nord ont migré plus tardivement vers le sud, les Socés constituent la strate autochtone la plus ancienne de cette zone côtière et fluviale. Cette antériorité est corroborée par les traditions orales des peuples voisins qui reconnaissent les Socés comme les "maîtres de la terre" originels dans cette région spécifique, bien avant les configurations politiques coloniales [1].
Les traditions orales des populations Sérères, lors de leur migration vers le sud au XIe siècle, désignent systématiquement les « Soos » comme les anciens maîtres de la terre avec lesquels des pactes spirituels et fonciers ont été conclus [2].
Des archives historiques datant des premiers contacts atlantiques confirment une présence Socé importante jusqu'à la presqu'île du Cap-Vert (actuel Dakar). Le chroniqueur portugais **Gomes Eanes de Zurara** note, au XVe siècle, une multitude d'habitants sur la presqu'île, identifiés plus tard par les recherches de l'historien Armand-Pierre Angrand comme étant des Socés [3].
Un village Socé principal était situé à l'emplacement de l'actuel **Marché Sandaga** (Avenue Ponty) à Dakar. Suite aux pressions migratoires ultérieures, ces populations se sont déplacées vers la Petite-Côte et le royaume du **Baddibu** en Gambie [4].
Le peuple Socé est le dépositaire principal du Kankourang, un rite initiatique et une figure spirituelle protectrice. Cette tradition, spécifique aux Mandingues de la Casamance et de la Gambie, a été proclamée chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'UNESCO en 2005 [5].
Le mandingue parlé par les Socés est le **Mandinka** (souvent appelé variété socé). Bien qu'il appartienne à la famille mandé, il n'est pas mutuellement intelligible avec le Bambara ou le Malinke. Cette variété se distingue par une phonétique unique : ses accents et ses tonalités sont très proches des langues atlantiques.Cette parenté sonore prouve que le socé est une branche mandingue profondément enracinée dans la zone côtière. Elle est la langue maternelle des communautés socés réparties entre la Gambie, le Sénégal et la Guinée-Bissau.
Selon le recensement de 1988 au Sénégal, les Sossés y étaient 42 751, sur une population totale estimée à 6 773 417 habitants, soit 0,6 %[6].
Plusieurs personnalités de renommée internationale et figures historiques majeures sont issues de l'ethnie socé (mandinka) :
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