le portique de la rue de Namur, au sud-est, entre l'Hôtel de Templeuve (no 4) et le premier des deux Hôtels de Coudenberg (no 5-6) ;
le portique de l'impasse du Borgendael (ou portique du Borgendael), au nord-est, entre le deuxième Hôtel de Coudenberg (no 7-8) et l'Hôtel Bellevue (no 9) ;
En 1776, le projet devint un plan urbanistique monumental qui fut confié aux architectes français Jean-Benoît-Vincent Barré, qui conçut le projet de base, et Barnabé Guimard, qui assura la réalisation des plans détaillés[2].
En raison des coûts élevés, le gouvernement fit appel à l'abbaye du Coudenberg et à l'abbaye de Grimbergen, à certaines associations comme la corporation des Brasseurs et la Loterie impériale et royale des Pays-Bas ainsi qu'à des particuliers comme le comte de Spangen, la comtesse de Templeuve et le marchand de vins Philippe de Proft[2],[3].
Historique des portiques
Le portique de l'Hôtel de Spangen, dessiné par Barré a été construit pour le comte de Spangen en 1776-1777[4].
Celui de l'impasse du Borgendael a été dessiné par Barré sur son projet de 1775[5]. Il a été édifié par la Ville en 1777-1778 sous la direction de Guimard mais a été démoli et reconstruit en 1880[6].
Quant à ceux de la rue du Musée et de la rue de Namur, ils furent construits sur des plans de Guimard en 1780[7],[8].
Les portiques furent restaurés par la Ville dans les années 1950-1960, à l'exception du portique de l'Hôtel de Spangen[9].
Architecture
Description générale
Les portiques présentent une maçonnerie enduite et peinte en blanc comme les pavillons de la place Royale. Ceci résulte de l'édit du gouvernement de 1781 qui ordonnait d'enduire les façades de la place Royale[10].
Leur portail est surmonté d'un cartouche et d'un entablement supporté par des consoles jumelées ornées de volutes et de feuilles d'acanthe encadrant des têtes de lions.
Chaque portique est sommé d'une balustrade en attique et de vases de pierre ornés de guirlandes de laurier.
Spécificités
À l'arrière, pour certains portiques, la maçonnerie à bossages se limite aux arcades latérales. Tel est le cas du portique de la rue de Namur. Son portail central, du côté de la rue de Namur, possède une maçonnerie lisse et un encadrement mouluré sommé d'une clé d'arc géométrique et est flanqué de deux pilastres à chapiteau toscan supportant un entablement lisse.
↑Brigitte D'Hainaut-Zveny, Un exemple de mise en scène urbaine. La place Royale de Bruxelles (1774-1784), allégorie d'un nouveau rapport politique au siècle des Lumières, in Performing Arts in the Austrian 18th Century: New Directions in Historical and Methodological Research, University of Gent, 1999, p.53
↑Bouwen door de eeuwen heen in Brussel, Stad Brussel 1B, Binnenstad H-O, Pierre Mardaga éditeur, 1993, p.242