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Ivan Binet, né en 1965 à Québec, est un artiste visuel canadien qui vit à L'Ange-Gardien, sur la Côte-de-Beaupré[1].
Biographie
Après des études en arts visuels et en graphisme, Ivan Binet a d’abord développé une pratique en peinture pour se consacrer ensuite pleinement à la photographie depuis le début des années 1990[2]. Ses œuvres ont pris la forme de différentes séries approfondissant la question du paysage[2.1]. Ivan Binet a aussi accompli plus d’une trentaine de projets d’art public dans le cadre de la Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement du Québec[3].
Les œuvres d’Ivan Binet ont fait l’objet d’expositions solos et collectives, au Québec, au Canada, mais également en France, aux États-Unis, au Mexique et en Colombie[3]. Voyager du regard, revisiter lepaysage, une exposition rétrospective consacrée à l’ensemble de sa carrière sous le commissariat de Carl Johnson, a été présentée à la Maison Hamel-Bruneau (Québec, 2019)[4], au Centre d’art Jacques-et-Michel-Auger (Victoriaville, 2020) et au centre Expression (St-Hyacinthe, 2021)[5].
On retrouve les œuvres d’Ivan Binet dans plusieurs collections privées et publiques, notamment la Collection Loto-Québec, la collection du Musée national des beaux-arts du Québec, la collection du Musée des beaux-arts de Montréal et la collection du Musée des beaux-arts du Canada[3]. En 2019, il recevait le Prix Videre décerné par la Manif d’art au gala des Prix d’excellence Arts et Culture pour l’ensemble de sa carrière[6].
Démarche
L’œuvre d’Ivan Binet exprime une relation étroite à la nature et au territoire, par diverses interprétations du paysage[7]. Par une observation sensible de sites naturels qu’il fréquente au quotidien, l’artiste les photographie au gré de leurs variations, cherchant à établir un dialogue avec ceux-ci[8]. Le travail d’Ivan Binet est également basé sur l’exploration et la découverte de nouveaux territoires, des approches l’ayant mené à représenter une multitude de forêts, de reliefs et de cours d’eau de différentes régions du Québec[3]. L’artiste s’est aussi démarqué par son intérêt récurrent pour les représentations hivernales, mais également par son questionnement constant de la perception du réel[3]. Ce questionnement se traduit notamment des angles ou des cadrages inédits brouillant les repères du regardeur[3]. Certaines de ses séries soulignent également la nature construite de l’image. Ainsi, le travail de Binet implique parfois d’amalgamer manifestement différentes prises de vues pour produire des paysages fictifs[9]. Pour d’autres séries, son éclairage singulier de sites naturels contribue aussi à créer des paysages aux effets surréels, soulignant l’iconicité du paysage nordique québécois[7]. Par ailleurs, d’autres créations de l’artiste révèlent sans artifice notre manière de traiter la nature et d’occuper le territoire, exprimant aussi un regard lucide sur le paysage actuel[7].
Expositions individuelles
2025 Déambulation, Galerie Lacerte art contemporain, Montréal[10]
2021 Voyager du regard, revisiter le paysage, Expression, Centre d’exposition de St-Hyacinthe[5]
2020 Voyager du regard, revisiter le paysage, Centre d’art Jacques-et-Michel-Auger, Victoriaville[11]
2020 Vases communicants, Galerie Michel Guimont, Québec[12]
2019 Voyager du regard, revisiter le paysage, Maison Hamel-Bruneau, Québec[4]
2017 Patinoires, Galerie Lacerte art contemporain, Québec[13]
2012 Bribes, Galerie Lacerte art contemporain, Québec[14]
↑Marie-Ève Charron, « « Biobibliographies sélectives » », dans Line Ouellet (dir), C’est arrivé près de chez vous : L’art actuel à Québec, Québec, Musée national des beaux-arts du Québec, , 188 p. (ISBN978-2-551-23721-0), p. 170
↑Lisanne Nadeau, « « Ivan Binet : Répliques (d’après Krieghoff) » », dans Ève Cadieux (dir.), 6* ÉMISSAIRES : Québec réinventée par la photographie actuelle, Québec, Centre VU et Commission de la capitale nationale du Québec, , 152 p. (ISBN2-921440-20-2), p. 66-67
↑ abcde et fCarl Johnson, « « Ivan Binet, Le regard, le doute et l’étonnement » », dans Isabelle de Mévius (dir), Vide et vertige : Jocelyne Alloucherie, Ivan Binet, Mathieu Cardin, Montréal, Éditions de Mévius, , 151 p. (ISBN978-2-9810774-9-3), p. 18-65
↑ ab et cFlorence Le Blanc, « « Ivan Binet et l’état des lieux : entre lucidité et sublimation » », Opuscule de l’exposition Ivan Binet : Voyager du regardSt-Hyacinthe, Expression. Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe, (lire en ligne)
↑Nicholas Pitre (dir), « « Résidences d'artistes en art contemporain numérique » », dans SAGAMIE : L'imprimé numérique en art contemporain, Trois-Rivières, Éditions d'art Le Sabord, , 198 p. (ISBN978-2-922685-52-7), p. 116-117
↑Jean-Claude Rochefort, « « Ivan Binet : regards panoptiques » », Spirale, no 193, , p. 43 (lire en ligne)
↑Gyslain Chauvette, « « Centre d’art Jacques-et-Michel-Auger : le paysage revisité par le photographe Ivan Binet », », La Nouvelle Union, (lire en ligne)
↑Josianne Desloges, « « Ivan Binet : faire basculer l’horizon » », Le Soleil, (lire en ligne)
↑Josianne Desloges, « « Ivan Binet et la poésie des patinoires » », Le Soleil, (lire en ligne)
↑Catherine Lebel-Ouellet, « « Ivan Binet : Bribes » », Ciel variable, no 93, , p. 100 (lire en ligne)
↑Sébastien Martin, « « Ivan Binet : Fleuve, civilisation, champs, voyager du regard » », L’espace VOX : photographie contemporaine, no 3, , p. 5-6 (lire en ligne)
↑Gaëtan Gosselin (dir), « « Ivan Binet : lignes et horizons » », dans Trois fois 3 paysages, Québec, Centre VU, , 136 p. (ISBN2-921440-12-1), p. 120-121
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