Goétie

Cet article est une ébauche.

Goétie

La goétie est l’art et la pratique de l’invocation de démons, d'esprits ou de dieux à des fins malfaisantes. Elle s'oppose à la théurgie.

La goétie trouve ses origines dans l'Antiquité grecque, mais elle est communément interprétée aujourd'hui comme une pratique de la démonologie. Dans l'imaginaire collectif, la goétie est une forme de magie noire par laquelle le sorcier appelle aux démons en utilisant un grimoire. L’usage moderne en a été popularisé par l’Ars Goetia, une partie du Lemegeton[1], un grimoire du XVIIe siècle traduit en anglais par Samuel Mathers et Aleister Crowley en 1904 sous le titre The Goetia: The Lesser Key of Solomon the King[2].

Étymologie

Le terme goétie dérive du latin médiéval goetia, lui-même tiré du grec ancien (γοητεία / goēteia, sorcellerie). Dans ses formes les plus anciennes, les mots goès (goète, le pratiquant de la goétie) et goêtia dériveraient de goos (γόος), signifiant gémissement ou hurlement[3], et du verbe goao signifiant « l'acte de la chanter »[4]. La racine indo-européenne gow était d'ailleurs en relation avec les onomatopées du deuil[5]. La goétie antique évoque d'abord le chant funèbre plutôt qu'une pratique démonologique.

Antiquité grecque

La goétie s'inscrit dans le courant plus large de la magie hellénistique, inspirée des croyances de la Mésopotamie. Le mot magie est justement tiré du perse maguš, puis a été traduit en grec sous la forme μαγεία / mageía, « religion des mages perses »[6].  La mention du terme maguš est documentée dans l’inscription de Behistun, à propos du mage Gaumāta[7], dans un texte de l'Avestique (Yasna 65,7), ainsi que dans les tablettes écrites en élamite trouvées à Persépolis et datées de l’époque de Darius[3].

Selon Pline l'Ancien, la magie est indissociable de la médecine, de la religion et de l'astrologie[8]. Le terme perse s'héllénise vers le milieu du IVe siècle av. J.-C.[9],[10], et prend par la suite une connotation suspicieuse où le mage est perçu comme charlatan.

Les sources antiques attribuent au goète plusieurs pouvoirs en fonction des pratiques funéraires et philosophiques de l'époque :

La parole magique du goète

Aspasie s’entretenant avec les hommes illustres (Musée Pouchkkine) montrant l'importance de la persuasion dans la rhétorique grecque.

Les Grecs anciens accordaient à la parole des pouvoirs extraordinaires. Platon, dans Euthydème, compare la figure du goète à celle du sophiste, où le pouvoir persuasif de la parole mène à la tromperie et revêt une connotation péjorative[11].

« Il y a, pour les hommes, deux types de pharmakeía. L’un, que nous venons de désigner en toute clarté, nuit aux corps par l’action naturelle d’autres corps. L’autre, qui use de certaines pratiques relevant de la manganeía, ainsi que des incantations (epōidaîs) et de ce que l’on appelle ligatures rituelles (katadésesi), persuade ceux qui se risquent à vouloir nuire à autrui qu’ils le peuvent réellement, et persuade les autres qu’ils sont très certainement endommagés par ceux qui ont le pouvoir d’agir par la goétie. »[12]

Gorgias utilise lui aussi le verbe comme outil de persuasion dans son Éloge d'Hélène, où il innocente la jeune femme face à son rapt par Pâris. Dans son argumentation, le discours exerce sur l'âme une contrainte à laquelle il est impossible de se soustraire :

Et si c'est le discours qui l'a persuadée en abusant son âme, si c'est cela, il ne sera pas difficile de l'en défendre et de la laver de cette accusation. Voici comment : le discours est un tyran très puissant ; cet élément matériel d'une extrême petitesse et totalement invisible porte à leur plénitude les œuvres divines : car la parole peut faire cesser la peur, dissiper le chagrin, exciter la joie, accroître la pitié[13].

Marcello Carastro atteste cette relation entre discours et goétie dès le IVe siècle avant notre ère : « Dans le corpus de plaidoyers attribués à Démosthène, l'association du sophiste avec le goète s'enrichit également d'un troisième homme : l'orateur »[3]. Dans cette lignée, Thierry Grandjean, de l'Université de Haute-Alsace, qualifie de « force illocutoire » cette puissance magique liée à la parole. Il compare la magie grecque, et par extension la goétie, au modèle linguistique de Roman Jakobson[14] :

On peut ainsi distinguer, sur le modèle de R. Jakobson analysant les fonctions du langage et le schéma de la communication

  1. le praticien de la magie (l'émetteur du message ou destinateur),
  2. la cible des paroles magiques (le destinataire),
  3. le message lui-même (les formules magiques),
  4. un code spécial, car seul le destinateur peut encoder le message, alors que le destinataire n'est pas censé le décoder, mais subir l'action magique.
  5. Le contexte auquel renvoie l'action magique peut être très varié (mais vise toujours à triompher en agissant sur le monde).
  6. Enfin, ce qui est le plus spécifique de l'action magique, c'est que le praticien ne cherche pas forcément à communiquer avec la cible, à maintenir un contact, mais cherche aussi et surtout à amplifier l'efficacité de son message grâce aux dieux immortels, comme c'est le cas dans la prière, dans les carmina.

Par conséquent, l'émetteur se sert des dieux pour renforcer l'effet de son message et atteindre son objectif[15].

À ce titre, dans la mythologie grecque, la parole et la rhétorique sont intrinsèquement liées au divin par les Muses, déesses chargées d'inspirer les poètes : « En un temps où l’idée d’auteur est moins nettement définie qu’aujourd’hui, la Muse joue un rôle essentiel. Née d’une oralité secrète, l’inspiration est la seule notion qui vaille »[16]. Toute parole peut être source de magie rituelle[17].

Cette parole magique était déjà attestée sous forme écrite au IIe siècle av. J.-C. dans les papyrus grecs magiques (papyri graecae magicae), manuscrits utilisés en Égypte, en Grèce et à Rome à des fins d'envoûtement[15] jusqu'au Ve siècle environ. L'utilisation de formules magiques aurait permis de commander aux esprits (défunts ou non)[18], et de sigils d'en permettre l'invocation[19].

Le goète comme guide des esprits

Dans les années 1960 et 1970, Walter Burkert propose, en étudiant Gorgias, une lecture de la religion grecque sous le prisme du chamanisme[20], où le goète s'illustre comme intercesseur entre le monde des humains et celui des esprits[21]. Carastro synthétise à ce titre que « sur ce personnage, apparu au Ve siècle, pèse l'héritage des thèses de W. Burkert. Ce dernier, dans le sillage des recherches de K. Meuli et d'E. Dodds, a proposé de considérer [le goète] comme un chaman dont la fonction était de conduire, par des chants, les âmes de défunts dans le monde des morts. »[3] Le rôle du magicien selon Burkert rappelle celui du psychopompe, dont le dieu Charon est un représentant célèbre dans la mythologie grecque.

La Douleur et les Regrets d'Andromaque sur le corps d'Hector son mari de Jacques-Louis David, 1783.

Selon Carastro et Burkert, le goète revêt également une dimension psychagogique par sa pratique du chant funèbre, destiné à apaiser les esprits. La lamentation grecque est documentée comme une pratique réelle, déjà chez l'aède grec Pamphos, inventeur du ialémos, chant funèbre du registre pathétique[22]. On retrouve en outre une tendance artistique similaire dans la littérature homérique, appelée thrène (du grec ancien θρῆνος / thrếnos, « pousser de grands cris »), au chant XXIV de l'Iliade :

« Ils ramenèrent le héros dans sa noble demeure

Et le placèrent sur un lit sculpté. À ses côtés

Vinrent se mettre des chanteurs de thrènes, qui poussèrent

Leurs chants plaintifs, ponctués par les longs sanglots des femmes. »[23]

Le contact avec les défunts en goétie peut rappeler la nécromancie. Ce lien est d'ailleurs attesté dans d'autres sources antiques, là encore chez Platon, qui lie goétie, nécromancie et enchantement : « [...] ceux qui, devenus semblables à des bêtes fauves [...] se disent capables d'évoquer les morts (psychagogein) et promettent de fléchir les dieux en les charmant (goèteuontès) »[12]. La Souda est quant à elle plus explicite sur la définition de la goétie qui est l'invocation des morts[4.1]. Celle-ci aurait été une pratique funéraire courante, notamment chez les femmes[4.2], et restreinte légalement au tournant des époques archaïque et classique[4.3], par exemple à Athènes[24]. Selon Jean-François Bert, les goètes « sont des vagabonds, qui exercent leur art dans les cités grecques sans y être officiellement autorisés »[25].

Rome antique

Les tablettes d'envoûtement

La forme de goétie la plus communément admise en Rome antique, et surtout la plus répandue dans le temps et dans l'espace, est la défixion (du latin defixio, clouer, figer, et en grec ancien κατάδεσμος / katádesmos, envoûtement). Sa fonction principale est de nuire à une ou plusieurs personnes en implorant les dieux. Placées dans des tombes, ces tablettes invoquent généralement les faveurs de divinités chtoniennes, liées à la terre et au monde infernal, par exemple Hadès (Pluton)[15] et Perséphone (Proserpine)[26].

Tablette de défixion à Eyguières.

Hécate (Trivia) était parfois mentionnée dans les défixions car maîtresse de la magie et de la sorcellerie en Grèce et à Rome[27], ainsi que des divinités psychopompes (Hermès/Mercure) ou vengeresses (Erynies)[15] en fonction du l'effet souhaité par le client du magicien.

Afin de contraindre le dieu, l'auteur de la tablette utilisait généralement l'indicatif (« je lie »), le subjonctif et l'impératif, parfois selon des rituels complexes :

« Prends de la cire ou de l'argile d'un tour de potier et façonne deux figurines, l'une féminine, l'autre masculine. Donne à celle-ci la forme d'Arès complètement armé, tenant dans la main gauche un glaive qu'il menace de plonger dans le côté droit du cou de la figure féminine [...] Plante deux aiguilles dans ses oreilles, deux dans ses yeux, une dans sa bouche, deux entre ses côtes, deux dans ses mains, deux dans ses parties génitales et deux dans ses pieds en disant chaque fois : "Je te perce tel ou tel membre, NN, afin que tu ne penses qu'à moi et à moi seul". [...] Au coucher du soleil, tu placeras ensuite le tout, avec des fleurs de saison, près de la tombe d'un mort prématuré ou de la victime d'une mort violente. »[28]

Cet exemple montre une defixionis amatoria ou défixion érotique, visant à attirer la personne convoitée. Il en existe de nombreux autres exemples, comme la tablette d'El Jem, découverte en 1960[29], ainsi qu'en Grèce, Égypte[30], Gaule[31] et Afrique romaine[32].

L'interdiction de la magie à Rome

La situation des mages à Rome semble s'envenimer au Ier siècle avant J.-C. Agrippa, sous Auguste, édicte l’expulsion des astrologues et des goètes du territoire (recensés sous le terme magus)[33]. On note également des expulsions par sénatus-consulte d'après Tacite[34] ou des condamnations pour crime de lèse-majesté. Thomas Galoppin liste plusieurs exils avec des effets négligeables sur la pratique en elle-même : « Ainsi, en 52, "Furius Scribonianus est banni, sous prétexte qu’il cherchait à savoir des Chaldéens la fin du prince" (Furius Scribonianus in exilim agitur, quasi finem principis per Chaldaeos scrutaretur)[35], et il s’ensuivit une expulsion des astrologues d’Italie par "un sénatus-consulte rigoureux, mais sans effet" (senatus consultum atrox et inritum) »[36]. Il y aurait par la suite eu des expulsions d’astrologues et de goêtai sous Néron[37], Vespasien[38] ou encore Domitien[39].

L'interdiction de la magie sous Auguste aurait cependant mené à des autodafés de grande ampleur[40] :

« Ayant rassemblé tous les recueils de prophéties grecs et latins qui, sans aucune autorité ou sans autorité suffisante, avaient cours dans l'empire, soit plus de 2 000 ouvrages, il les fit brûler, et ne conserva que les livres sibyllins, encore après y avoir fait un choix, puis il les enferma dans deux armoires dorées, sous la statue d'Apollon Palatin »[41].

Le Code de Théodose aurait promulgué la magie comme motif de torture à la fin de l'Empire romain[42].

Moyen-Âge

Époque moderne

Arthur Edward Waite écrit de multiples traités, dont un tarot, sur l'ésotérisme, la goétie et la divination. Son Book of Black Magic and of Pacts, publié en 1898, inspiré de l'Ars Goetia, aurait à son tour influencé le Necronomicon de H. P. Lovecraft[43].

La goétie dans la culture populaire

Littérature

  • La goétie est une pratique magique interdite dans la série de romans Le Sorceleur d'Andrzej Sapkowski.
  • Le polar Cinis in cinerem de Régis Messac s'inspire du spiritisme et de la goétie pour son enquête policière.
  • La grande année des goètes de Searth Cabal a pour protagoniste l'héritier d'une lignée de sorciers anglais.

Jeux vidéo et jeux de rôle

  • Le jeu vidéo Goetia du studio indépendant Sushee met en scène une jeune fille décédée dans l'Angleterre des années 1940. Sous forme de spectre, elle s'associe notamment avec le démon Malphas pour l'aider à retrouver ses souvenirs.
  • La série de jeux vidéo The Elders Scrolls permet au joueur d'invoquer des guerriers Daedra, des êtres immortels rappelant les démons de l'Ars Goetia. Le Daedra Hermaeus Mora est librement inspiré du mythe de Cthulhu de H. P. Lovecraft.
  • Ars Goetia est un jeu de rôle de dark fantasy écrit et illustré par Romain Fazio sur la plateforme de jeux itch.io.
  • Certains personnages de Genshin Impact ont pour nom des démons de l'Ars Goetia, comme Morax et Barbatos.
  • Le roi Salomon et des démons majeurs de l'Ars Goetia sont également présents dans l'otome game Obey Me!.

Cinéma et télévision

Voir aussi

Notes et références

  1. Lemegeton Clavicula Salomonis La Petite Clavicule du Roi Salomon. L'Art de la Magie Cérémonielle pour Commander aux Bons & aux Mauvais Esprits. D'après les manuscrits des 16e, 17e & 18e Siècles : Ms Sloane 2731, Ms 3648, Ms 3825 ; Ms Harley 6483 de la British Library, et du Ms 4665 Institute. I. Ars Gœtia. L'Art de la Gœtie. II. Ars Theurgia-Gœtia. L'Art de la Théurgie-Gœtie. III. Ars Paulina. L'Art Paulin de Salomon. IV. Ars Almadel Solomonis. L'Art Almadel de Salomon. Édition Française, Rouen, 2013, Sesheta-Publications.
  2. Aleister Crowley (ed.), Samuel Liddell Mathers (trans.), The Goetia: The Lesser Key of Solomon the King. York Beach, ME : Samuel Weiser (1995) (ISBN 0-87728-847-X).
  3. a b c et d Marcello Carastro, La Cité des mages : penser la magie en Grèce ancienne, Grenoble, Jérôme Millon, , 272 p. (ISBN 2-84137-190-5), p. 55
  4. François Veilleux, « La nécromancie grecque et les influences orientales », Mémoire. Université du Québec à Montréal, Maîtrise en histoire,‎ (lire en ligne Accès libre [PDF])
    1. « Magic is the invocation of beneficient spirits for the production of something good; like oracles of Appolonius of Tyana. The term "sorcery" is applied to theraising of the dead by invocations, and the term is derived from the wailing (gooi) and the laments that are performed at tombs. (... ) Sorcery (goêtia) is invocation of maleficient spirits which takes place around the grave. » p. 67 dans Souda, sv. Goêtia, traduit par D. Ogden dans 2002, p.48-49 (source 48).
    2. François Veilleux souligne : « Dans le Polyxène de Sophocle, le fantôme d'Achille apparaît près de sa tombe à la suite de gooi, et similairement dans les Choéphores d'Eschyle, c'est par des pleurs et des gooi qu'Électre et Oreste, accompagnés par un chœur de femmes, demandent de l'aide à leur défunt père Agamemnon pour trouver ses assassins et le venger. » (Sophocle, Polyxène, F523 TrGF; Eschyle, Choéphores, 123-51,479-513.)
    3. « Au tournant des époques archaïque et classique, les deux formes de lamentations furent restreintes par des lois gouvernant les pratiques funéraires dans plusieurs lieux. En tenant compte du climat politique tendu de l'époque et du caractère vengeur du goos, on chercha à dissiper ce qui pouvait engendrer des querelles et des vendettas dans le monde grec. Le goos fut donc affaibli dans sa pratique par la limitation de participants aux rites funèbres, par la longueur et la fréquence de sa perfonnance, et par les endroits où l'on pouvait le pratiquer. » p. 68.
  5. W. Burkert, 1962,43-44; S.I. Johnston, 1999, p. 160 sq.; D. Ogden, 2001, p. 110-111.
  6. Définition étymologique de magie du Centre national de ressources textuelles et lexicales. http://elearning.unifr.ch/antiquitas/fiches.php?id_fiche=30. Pierre Chantraine, Dictionnaire étymologique de la langue grecque, t. 3, 1974. Voir sur le mot "magus" et les réactions de l'Église : Jean-Baptiste Thiers, Traité des superstitions, 1741, 4 vol.
  7. "Inscription de Béhistoun" (515 av. J.-C.), en écriture cunéiforme et en trois langues (vieux perse, babylonien, élamite).
  8. Pline l’Ancien, Histoire naturelle, livre XXX, 1, 1-2, traduction d'A. Ernout, Paris, Belles Lettres,1947.
  9. Bremmer, Jan N. (2002). "The Birth of the Term Magic". In Bremmer, Jan N.; Veenstra, Jan R. (eds.). The Metamorphosis of Magic from Late Antiquity to the Early Modern Period. Leuven: Peeters. pp. 1–2. ISBN 9789042912274.
  10. A. de Jong, Zoroastrianism in Greek and Roman Literature, Leyde, 1997.
  11. Marcello Carastro, « Quand Tirésias devint un mágos. Divination et magie en Grèce ancienne (Ve-IVe siècle av. n. è.) », Revue de l'histoire des religions, vol. 224, no 2,‎ , p. 211-230 (lire en ligne Accès libre)
  12. a et b Platon, Lois, p. XI, 932e-933a.
  13. Collectif, Les écoles présocratiques, Folio (Gallimard), , 1024 p. (ISBN 9782070326105, lire en ligne), p. 710-714
  14. Roman Jakobson, Essais de linguistique générale, tome I, chapitre XI : « Linguistique et poétique », Les Éditions de minuit, , 260 p. (ISBN 9782707318411), Tome I, chapitre XI.
  15. a b c et d Thierry Grandjean, « La puissance de la parole magique dans la littérature, les "papyri magicae" et les défixions », Site de l'Académie de Strasbourg,‎ (lire en ligne Accès libre)
  16. Mathilde Jamain, « Les Muses et l’épopée » Accès libre, sur BnF Essentials (consulté le )
  17. Euripide, Iphigénie en Tauride (414 av. J.-C.), 1336, cité dans Magie (surnaturel) : « La parole magique est, au choix, une prière, une incantation, une formule, des "mots barbares", un nom d'ange, une invocation, une onomatopée, une suite de voyelles… »
  18. (en) Hans Lewy (trad. du français), Oracles and Theurgy: Mysticism, Magic and Platonism in the Later Roman Empire., Paris, Études Augustiniennes, (ISBN 978-2851210258)
  19. (en) Hans Dieter Betz, « The Greek Magical Papyri in Translation, Including the Demotic Spells », University of Chicago Press, vol. 1,‎ (ISBN 978-0226044477)
  20. (de) Walter Burkert, « ΓΟΗΣ. Zum Griechischen 'Schamanismus' », Rheinisches Museum für Philologie, Geschichte und griechische Philosophie, vol. 105, no 1,‎ , p. 36-55 (lire en ligne Accès libre [PDF])
  21. Walter Burkert (trad. de l'allemand par Pierre Bonnechère), La religion grecque de l’époque archaïque et classique [« Griechische Religion der archaischen und klassischen Epoche »], Paris, Éditions Picard, , 477 p. (ISBN 978-3-17-021312-8)
  22. Kerasia A. Stratiki, « Linos et linos. La lamentation dans la littérature grecque ancienne à travers la Périégèse de Pausanias », Studia Philologica Valentina, vol. 25, no 22,‎ , p. 99-111 (lire en ligne Accès libre [PDF])
  23. Homère (trad. Leconte de Lisle), Iliade, Alphonse Lemerre, (lire en ligne), p. XXIV, 719-722
  24. Plutarque, Vies parallèles, Solon, 12 et 21.
  25. Jean-François Bert, « Magia », Henri Hubert et la sociologie des religions, Presses universitaires de Liège, no 6,‎ (ISBN 978-2-87562-075-0, lire en ligne Accès libre)
  26. Collectif, « Chronique archéologique de la religion grecque », Kernos, revue scientifique internationale Grèce antique, vol. 18,‎ , p. 475-530 (lire en ligne Accès libre [PDF])
  27. (en) Christopher Faraone, « Hecate Ereshkigal on the amulets, magical papyri and curse tablets of Late-Antique Egypt », dans Galoppin, Thomas; Bonnet, Corinne (eds.), Divine Names on the Spot: Towards a Dynamic Approach of Divine Denominations in Greek and Semitic Contexts, Peeters Publishers, (ISBN 9789042947269, lire en ligne), p. 206-31
  28. « Papyri Graecae Magicae » [« Die Griechischen Zauberpapyri »] (trad. Jean-Benoît Clerc), Homines magici, éd. Preisendanz – Henrichs, no 4,‎ , p. 166-167
  29. Louis Foucher, « Une inscription magique d'El Jem », Antiquités africaines, no 36,‎ , p. 57-61 (lire en ligne Accès libre [PDF])
  30. Michaël Martin, « Monde aquatique et tablette de défixion », Études magiques,‎ (lire en ligne Accès libre [PDF])
  31. Antoine Beauchamp, « Tablettes de malédiction gallo-romaines : vous avez un ancien message » Accès libre [podcast], sur Radiofrance, (consulté le )
  32. Gaëlle Ficheux, « Eros et Psyché : l'être et le désir dans la magie amoureuse antique », CRESCAM - Centre de Recherches et d'Etudes des Sociétés et Cultures Antiques de la Méditerranée. UHB,‎ (lire en ligne Accès libre [PDF])
  33. Dion Cassius, Histoire Romaine : livre XLIX, 43.5.
  34. Tacite, Annales, 2, 32 : mathematicis magisque (Dion Cassius, 57, 15.8 : astrologoi et goêtai). Deux condamnations sont citées au titre de l’astrologie et/ou de la magie : L. Pituanius, précipité de la roche Tarpéienne, et P. Marcius, exécuté à l’extérieur de la porte Esquiline. Voir Suétone, Vie de Tibère, 36.
  35. Tacite, Annales, 12, 52 ; Dion Cassius, Ep., 61, 33.3b.
  36. Thomas Galoppin, « « Magie », malédictions et pouvoir dans le monde romain de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères », Religion et pouvoir dans le monde romain – L’autel et la toge, Presses universitaires de Rennes,‎ , p. 253-273 (lire en ligne Accès libre)
  37. Corpus Codicum Astrologorum Graecorum, VIII, 4, p. 100. En 66 a lieu la conjuration de Pison ; cette année-là aussi, P. Antéius et Ostorius Scapula se suicident après la révélation d’horoscopes écrits pour eux par un certain Pammène, Chaldaeorum arte famosum (Tacite, Annales, 16, 14-15). C’est également l’année où Apollonius de Tyane aurait été accusé d’être un mage, à Rome. Voir Y. Rivière, « L’exil des mages et des sages », art. cité, p. 279-282.
  38. Dion Cassius, 66, 9.
  39. Jérôme, Chronique, 89-90 et 93-94 apr. J.-C. Voir Y. Rivière, « L’exil des mages et des sages », art. cité.
  40. Yann Rivière, « Quand Rome brûlait des livres », L'Histoire, no 386,‎ (lire en ligne Accès libre)
  41. Suétone, Aug., XXXI, 1.
  42. (en) Drijvers, Jan Willem; Hunt, David, The Late Roman World and Its Historian: Interpreting Ammianus Marcellinus (1st ed.), London, Routledge, (ISBN 9780415202718)
  43. (en) David Harms, « H. P. Lovecraft and the Necronomicon », dans David Harms et John Wisdom Gonce III, The Necronomicon Files, Boston, Weiser Books, (1re éd. 1998), 342 p. (ISBN 1-57863-269-2), p. 3-28


Pour aller plus loin

  • E. J. Langford Garstin, Theurgy or The Hermetic Practice: A Treatise on Spiritual Alchemy. Berwick: Ibis Press, 2004.
  • Le Glay Marcel. « Magie et sorcellerie à Rome au dernier siècle de la République ». In: « L'Italie préromaine et la Rome républicaine. I. Mélanges offerts à Jacques Heurgon ». Rome : École Française de Rome, 1976. pp. 525-550. (Publications de l'École française de Rome, 27-1); https://www.persee.fr/doc/efr_0000-0000_1976_ant_27_1_2009.
  • Stephen Skinner, & David Rankine, The Goetia of Dr Rudd: The Angels and Demons of Liber Malorum Spirituum Seu Goetia (Sourceworks of Ceremonial Magic). Golden Hoard Press, 2007. (ISBN 978-0-9547639-2-3)

Content Disclaimer

Informasi ini disarikan dari Wikipedia dan disajikan kembali untuk tujuan edukasi. Konten tersedia di bawah lisensi CC BY-SA 3.0. Kami tidak bertanggung jawab atas ketidakakuratan data yang bersumber dari kontribusi publik tersebut.

  1. The information displayed on this website is sourced in part or in whole from Wikipedia and has been adapted for the purpose of restating it. We strive to provide accurate and relevant information, however:
  2. There is no guarantee of absolute accuracy. Wikipedia is an open, collaborative project that can be edited by anyone, so information is subject to change.
  3. It is not intended to constitute professional advice. The content displayed is for informational and educational purposes only. For important decisions (e.g., medical, legal, or financial), please consult a professional.
  4. Content copyright. Wikipedia is licensed under the Creative Commons Attribution-ShareAlike License (CC BY-SA). This means that content may be reused with appropriate attribution and shared under a similar license.
  5. Responsible use. Any risk arising from the use of information from this website is entirely the responsibility of the user.