Long de 1 140 mètres, approximativement orienté est-ouest, il commence à proximité de la gare de Sannois, desservie par les trains du réseau TransilienParis-Saint-Lazare (ligne J). À cet endroit se trouvait un passage à niveau vers le boulevard Maurice-Bertaux[1]. Il fut supprimé en 1985[2]. À l'ouest, il finit boulevard Gambetta, par lequel il est prolongé.
Origine du nom
Le boulevard évoque la mémoire de Charles de Gaulle (1890-1970), militaire, écrivain et homme d’État français depuis le 17 septembre 1944[3].
Avant la Révolution, il portait le nom de Grand chemin de Pontoise à Paris, ou Pavé de Paris, de Route royale no 14 sous la Restauration, puis de Route impériale no 14 et, enfin, de rue de Paris.
Historique
Au milieu du XVIe siècle, plusieurs bornes sont plantées à Sannois le long de la route menant de Paris à Pontoise, alors bordée de champs, de jardins et de vignes[4].
Au cours du XVIIIe siècle, des constructions commencent peu à peu à s’élever le long du futur boulevard à partir de son intersection avec la rue Damiette[4].
En 1793, la croix dite de la Borne, à l’angle du boulevard et de la rue Georges-Clemenceau, est déposée et remplacée par un obélisque à l’initiative de la Société populaire. Mise à l’abri par un Sannoisien, cette croix se trouve de nos jours dans l’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Sannois[5].
No 50 : maison néo-Renaissance. En 1931, le médecin André Lafaix, sa famille et une domestique y sont domiciliés[7].
Nos 99 à 105 : maisons anciennes à porte charretière ; on trouvait généralement sous ce type de bâtiment une grande cave voûtée pour y entreposer le vin et, dans la cour, une écurie, une étable et des remises pour le matériel agricole et les récoltes[8].
No 121 : maison Ribot, du nom du magistrat, homme politique et homme d’État français Alexandre Ribot (1842-1923) qui en avait fait sa résidence secondaire. Datant de la fin du XVIIIe siècle, achetée par la municipalité en 1972, la villa Ribot est inaugurée le 22 mars 1975, après de longs travaux, par le maire de l’époque, le docteur André Cancelier. Ses étages abritent, pendant quelques années, le tribunal d’instance ; le rez-de-chaussée sert de salle des mariages et de salle de réunion pour le conseil municipal. En 1997, l’école de musique s’installe définitivement dans les lieux. En 2023, la villa Ribot est l’objet d’importants travaux de réhabilitation[9],[10].
Bâtiments démolis
À l’angle du boulevard et de la rue Vauconsant, côté est, se trouvait une belle demeure, la pension des demoiselles Pellegrin.
No 49 : ancien bureau de poste, à côté du grainetier Favrol[11], à l'emplacement de l’actuel parking de la mairie.
↑ a et bDenise Paulard, Au nom de la rue ou une monographie consacrée à l’onomastique des rues sannoisiennes en l’an 2001, Éditions du Valhermeil, 2001.
↑ a et bE. Barbier, J. Delaplace, C. Riboulleau, C. Sacchi, G. Turgis, Un Village nommé Sannois, Éditions du Valhermeil, Cergy-Pontoise, 1992 (ISBN2-905684-37-2).
↑Jacques Delaplace, Sannois sous la Révolution, Éditions du Valhermeil, Paris, 1989 (ISBN2-905684-19-4).
André Cancelier, Denise Paulard, Sannois hier et aujourd’hui, Éditions du Valhermeil, 1993 (ISBN2-905684-47-X)
Denise Paulard, Au nom de la rue ou une monographie consacrée à l’onomastique des rues sannoisiennes en l’an 2001, Éditions du Valhermeil, 2001 (ISBN2-913328-24-5) (BNF37659691)